Deuxième séquence :

  1. En collectif après l’accord de Valérie, jeux autour de la comptine numérique orale. Compter seul le plus loin possible devant le groupe (contrôle du groupe et intervention après), compter en interruption  (premier enfant : 1-2-3, deuxième enfant 4-5-6…), compter à deux 1-2 / 3-4 / 5-6 /…utiliser la bande numérique pour compter 1 (fort) 2 (très doucement) 3 (fort) 4 (très doucement) etc… Petit jeu collectif supplémentaire : présenter aux enfants des cartes représentant des constellations de 1 à 10, pas de constellation supérieure à 5, mais deux constellations sur la même carte possible (voir document en téléchargement). Demander aux enfants de montrer les doigts « pour faire pareil »

 

  1. Reprise du petit groupe avec 2 absents. La petite fille fragile est présente. Le jeu est le même que la dernière fois, c'est-à-dire que chaque enfant a à sa disposition 12 cartes nombres qu’il faut présenter rapidement mais au lieu d’utiliser le dé nous tirons des cartes de ce type :

 

 

 

 

 

Ces dernières cartes à points sont celles proposées par Jean-Louis BREGEON (professeur de maths à l’Iufm d’Auvergne sur son site perso très intéressant) L’intérêt de ces cartes apparaît avec les compléments à 10, les décompositions potentielles nombreuses, qui mettent notamment en évidence la notion de double, et par la même occasion la notion de pair et d’impair. Le langage utilisé  est évidemment central. (ah oui, 3 et encore 3 ça fait 6) De plus on verra plus tard (je l’espère) que l’addition/réunion de deux cartes -à condition de mettre en transparence l’une d’entre elle- peut être visualisée aisément. Ces cartes sont très vite repérées par les enfants comme des cartes-éclairs, sauf encore une fois par la petite fille qui a besoin de recompter, d’ailleurs maladroitement quand la collection dépasse 3.

Dans un deuxième temps j’utilise des cartes à points « coccinelle » où les collections sont désorganisées forçant cette fois un comptage et non un repérage immédiat par l’ensemble des enfants. Toutefois, la séparation des points en deux parties séparées par la ligne « dorsale » permet là encore une verbalisation des décompositions d’une collection. (« 3 points là et 2 points là, ça fait 5 ») Je propose enfin un dernier travail de mise en mémoire : les cartes nombres sont « mises à distance », je montre une quantité de doigts, je demande d’aller chercher la carte qui correspond.

 

  1. La dernière fois, j’avais un doute sur le fait que les enfants pouvaient simplement utiliser l’ordre des colonnes pour repérer les quantités demandées. Pour en avoir le cœur net je propose le même jeu que la dernière fois, c'est-à-dire ranger les images dans les bonnes colonnes, mais cette fois en ne respectant pas l’ordre induit par les colonnes. Chaque enfant a un tableau en sa possession, quand ceux-ci sont complétés, il faut aller confirmer ou infirmer le tableau complété du voisin. Si on n’est pas d’accord, justifier. Les tableaux tournent entre les enfants.

 

 

Voici les tableaux proposés avec leurs commentaires

 

 

 

  

 

Pas de difficultés, sauf pour notre fillette qui doit recompter les points au-delà de trois : la perception immédiate n’est pas installée.

 

 

 

 

 

Pas de difficulté, le maître met en évidence les décompositions induites par ces présentations.

 

 

 

 

 

Cette présentation sous forme de mains encadrées posera problème à l’ensemble des enfants, surtout celle du 6 avec les deux cartes : ils ne sauront pas s’il faut compter une seule ou les deux cartes. Cela n’avait pas posé problème quand le tableau avait été présenté dans l’ordre. La précision « dans la même colonne » suffira à aider les enfants

 

On testera également l’hétérogénéité de la collection de référence, avec toutefois un point commun, à voir en langage :

 

 

 

Ce tableau posera problème à deux autres enfants, qui ne renonceront pas et finiront par compter l’ensemble. Pas de surcomptage observé.

 

Et enfin, bien sûr :

5 

3 

2 

6

1 

4

Cette dernière activité nécessite la mise à disposition d’une bande numérique. Celle-ci peut ressembler à ça (source Claude Rajain, formateur en mathématiques, IUFM de Châlons) :

Une case blanche sous chaque nombre pour pouvoir pointer sans cacher le nombre.

Une série d’étiquettes cartonnées et amovibles sous la bande numérique, disponibles comme référence déplaçable pour écrire, comparer, vérifier…

 

Pour l’instant, je ne rentrerai pas encore dans les représentations « en lettres », pour ne pas prendre le risque de surcharger l’activité d’un éventuel travail de décodage phonologique.

 

Suite / séquence 3

 

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