8ème séquence :
Décomposition-recomposition
additives
Complément de collections
Premières écritures additives
Travail en grand groupe : compter le plus loin possible, jeu de ping-pong, compter de 2 en 2.
Travail en petit groupe :
Dimension méta : aujourd’hui on va jouer au même jeu que d’habitude mais il falloir se rappeler le premier dé parce que je vais le cacher. Comment on peut faire ? (le « mettre » dans sa tête, le « revoir » en fermant les yeux, le mettre sur ses doigts, l’écrire…)
a. Même jeu que d’habitude avec les cartes nombres et deux dés. (lancer de deux dés, donner les cartes nombres pour faire « pareil ») les cartes nombres sont limitées à 4.
Cette fois, les dés seront lancés l’un après l’autre et le premier sera caché. Il faudra me donner « pareil » en carte-nombres.
Commentaires : en
fait un seul dé a été lancé 2 fois (les 2 dés nécessaires n’étant pas à portée
immédiate)
Le jeu, bien maîtrisé
par le groupe, commence à lasser malgré l’introduction d’une modification, qui
d’ailleurs n’a pas été un véritable problème. La mise en mémoire n’a posé
aucune difficulté ; il y a
surcomptage pour un élève, une autre avait une perception quasi
immédiate : pour le tirage 6 et 4,
elle me donne très rapidement les cartes nombres 3 / 3, puis celle de 4.
Ma demande de faire évoluer les cartes n’a pas été un obstacle bien résistant
non plus : « je veux 3 en plusieurs cartes », le 2 et 1 arrive
aussitôt, j’ai donc eu donc pour 6 et
4 : cartes de 2/1 -2/1- et 4)
Nous arrivons dans ce
groupe au bout de mes interrogations et je ne vois pas trop comment faire
évoluer ce jeu d’une façon non artificielle.
b. Comme la dernière fois, le jeu se déroulera en allant demander aux banquiers des jetons, sauf que le demandeur comme le banquier sont muets : on n’a pas le droit de lui parler. Là encore il sera intéressant d’observer la façon dont les enfants notent les représentions des quantités.
On changera une dernière fois cette activité selon plusieurs critères :
Les quantités demandées
seront présentées sur deux supports
:
Il s’agira néanmoins d’écrire la quantité globale en une fois (à l’aide de la bande numérique)
Commentaires : là
encore, ce n’est plus vraiment une situation problème pour les enfants. La
réussite est quasi-complète, qu’elle que soit la façon dont on organise le
tirage : en cachant la première carte, en mélangeant les représentations
des collections, y compris par exemple ceci :

en cachant l’un ou
l’autre avant la notation pour le banquier, en demandant une seule écriture (le
recours à la bande numérique a été fréquent mais pas systématique)
Les objectifs
concernant les décompositions-recompositions additives me paraissent atteints en
tout cas pour ce qui concerne ceux qu’on peut raisonnablement exiger en GS.
Le travail constant de
la maîtresse titulaire dans ce domaine de la numération est très certainement à
l’origine des progrès assez considérables de tous les enfants de la classe,
constat que j’ai pu faire d’une façon régulière souvent, ou spectaculaire parfois, d’une semaine à
l’autre.
Nous arrivons au bout
d’une expérience intéressante, qui –pour moi- a montré la pertinence de
travailler les deux axes qui m’intéressaient : appréhender les quantités
en passant par des collections hétérogènes, tant en terme de présentation qu’en
terme de décomposition/recomposition des collections et utiliser ces
représentations pour communiquer à distance une quantité mémorisée.
Cette dernière séquence
a montré l’habileté de ces enfants de GS dans ces deux problématiques comme l’a
montré la dernière séquence : quelles que soient les représentations des
quantités proposées, les enfants sont dans la réussite, chacun avec des
stratégies différentes.
Un grand remerciement
à ces enfants avec qui j’ai passé de très bons moments et bien entendu à la
maîtresse pour son accueil et pour le travail fourni sur ce même thème avec
toute la classe. Du coup, les « maths » étaient toujours objet de
curiosité, de plaisir et de découverte.
A suivre sans doute,
dans d’autres classes…